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CE SOIR QUI PENCHE
CE SOIR QUI PENCHE
d'après Little nemo In Slumberland de Winsor McCay
conception Fany Germond
Jetez vos rêves dans l'espace comme un cerf-volant
et vous ne savez pasce qu'il rapportera : une nouvelle vie, un nouvel ami, un nouvel amour,
un nouveau pays.
Anaïs Nin
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Un garçon qui rêve.
Une fille qui passe, toujours.
Une musique entêtante. Des mirages.
Des espoirs. Des vies bizarres. Qui basculent.
En une nuit, la quête essoufflée de l'inaccessible.
Little Nemo in Slumberland paraît pour la première fois dans la presse américaine le 15 octobre 1905 et va révolutionner la narration par l'image.
Jouant sans cesse sur les métamorphoses, les changements d'échelles à l'extrême, les disparitions soudaines, et les apparences trompeuses.
McCay est donc parvenu à reproduire au plus près les sensations de rêve. Slumberland semble être un univers sans limite géographique et spirituelle.
Sauf qu'immuablement, Nemo revient à la réalité, tombant chaque matin de son lit.
Sur ce plateau se mêleront alors les rêves, défilant, nous perdant dans leurs réveils. Devenant cauchemardesques. Arriveront des instants magiques, des créatures insoupçonnées et des choses de la vie. J'aime rêver ce spectacle comme une exploration muette, nourrie d'une poésie élégante, une frénésie absurde, une chorégraphie de gestes et d'émotions. J'aimerai donc un spectacle, un peu en biais, qui se décale. Qui puise sans limite et sans peur dans tout ce qui fait son histoire et qui, comme dans les rêves, parte un peu de travers.